Grippe aviaire : cas avérés sur des oiseaux marins trouvés à Pentrez

 

Le virus de l’influenza aviaire circule actuellement chez les oiseaux marins

Depuis mi-mai, des mortalités groupées d’oiseaux du littoral (essentiellement goélands argentés mais également mouettes, sternes et fous de Bassan), dues au virus de l’influenza aviaire hautement pathogène, ont été constatées d’abord dans les départements côtiers des Haut-de-France, puis courant juin sur les côtes normandes et depuis juillet en Bretagne, y compris dans le Finistère.

Cinq zones de contrôle temporaire (ZCT) ont ainsi été mises en place dans le Finistère, entre le 21 juillet et le 5 août, après plusieurs cas confirmés sur des oiseaux sauvages trouvés morts. Un nouveau résultat positif a été confirmé le 11 août sur un fou de Bassan découvert sur une commune non encore couverte par ces zones.

La circulation du virus de l’influenza aviaire hautement pathogène est donc très active dans la faune sauvage et ne se limite pas à la bande côtière. Tous les oiseaux sont sensibles à l’influenza aviaire. Le passage du virus dans les élevages aurait des conséquences sanitaires et économiques catastrophiques pour toute la filière avicole bretonne.

Aussi, le préfet a décidé de renforcer les mesures de surveillance et de biosécurité sur l’ensemble du territoire du département, par arrêté préfectoral,afin de protéger les élevages de volailles domestiques.

Les éleveurs doivent impérativement renforcer le niveau de biosécurité de leurs zones de production et adopter des mesures de prévention, notamment par une mise à l’abri raisonnée des volailles, tenant compte de la situation météorologique actuelle et sans préjudice du bien-être animal. Une surveillance renforcée des élevages et des mouvements de volailles est également mise en place, à l’aide d’autocontrôles internes, afin de détecter précocement la circulation du virus.

Les propriétaires de basse-cour doivent impérativement claustrer leurs volailles ou les protéger à l’aide de filets.

La zone de contrôle temporaire départementale pourra être levée en cas d’évolution favorable de la circulation virale dans la population d’oiseaux sauvages et en absence de foyer détecté en élevage.


Ce virus n’est pas transmissible à l’homme mais il peut affecter les oiseaux domestiques. Il représente donc un risque pour l’élevage avicole.


Le public doit donc éviter tout contact avec les oiseaux sauvages y compris les plumes et les déjections.
  • ne pas ramasser ou toucher des oiseaux sauvages malades ou morts
  • évitez tout contact avec des surfaces contaminées avec des déjections d’oiseaux
  • n’entrez pas en contact avec des oiseaux domestiques

A votre retour lavez soigneusement la semelle de vos chaussures avec un détergent (liquide vaisselle) et désinfectez les ensuite avec une solution javellisée.


Si vous trouvez un oiseau mort, ne le touchez pas et ne le déplacez pas. Signalez tout oiseau trouvé mort à la mairie ou à l’office français de la biodiversité (OFB) au 02 98 82 69 24.
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